Les choses bougent. Le ministère des affaires étrangères semble décidé, en ce début d’année, à prendre en compte le cas de Marc. En effet, nous avons été invités par le ministre à l’accompagner lors de son déplacement à Bogota le 26 janvier dernier. L’objectif de ce voyage était d’améliorer les relations franco-colombiennes, altérées par les tentatives unilatérales de la France pour obtenir la libération d’Ingrid Bétancourt. Les différentes initiatives prises par la France ont fini par agacer Alvaro Uribe. Apparemment, la rencontre entre les deux hommes s’est bien passée, le président colombien ayant donné son soutien au projet de négociation avec les Farc, mené conjointement par la France, la Suisse et l’Espagne. Au programme du ministre, il y avait également une rencontre avec les familles de sequestrés. Outre la mère et le mari d’Ingrid, il y avait la mère de Clara Rojas, Monsieur Duvaltier et sa fille ainsi que deux représentantes des familles de sequestrés. Le cercle des sequestrés avait été élargis aux disparus puisque je représentai la famille de Marc. En fin de journée, dans son discours devant des représentants de la communauté française, le ministre a renouvelé son engagement à retrouver rapidement Ingrid Bétancourt, Aïda Duvaltier et Marc Beltra. Une Française debout à côté de moi s’est demandée à haute voix qui était Marc Beltra… En attendant de reprendre l’avion pour Paris, j’ai pu avoir un entretien avec Douste-Blazy. Je lui ai dit que nous étions toujours bloqué par le non retour de la commission rogatoire internationale émise à destination du Brésil. Il m’a assuré qu’il allait intervenir auprès de son homologue brésilien avec lequel il entretenait d’excellentes relations. A suivre donc, avec à la clef, l’espoir de voir les policiers de la Brigade criminelle pouvoir enfin repartir sur place continuer leur enquête. Dans quinze jours, si la situation ne s'est toujours pas débloquée, nous remonterons au créneau.