Desaparecido

Weblog consacré à la recherche de Marc Beltra, étudiant français disparu en Colombie en décembre 2003.

08 juin 2006

Concert d'espoir le 19 juin

Pour mettre fin à l'inertie, pour secouer ceux qui devraient se remuer et pour qu'enfin ils se mobilisent et fassent sauter les verrous qui empêchent le dossier de Marc d'avancer, nous organisons un concert de soutien. Et d'espoir surtout.
Le lundi 19 juin à La Boule Noire, à Paris - désolé pour nos amis de province ;) - Clarika et ses copains se mobilisent en venant chanter pour Marc.
Venez les rejoindre et manifester par votre présence votre soutien à notre combat pour retrouver Marc.
Si 900 jours d'absence c'est insupportable, 900 jours d'immobilisme c'est inadmissible.

Cliquer ici pour visualiser le flyer du concert.

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28 mai 2006

Cada vez es un hasta pronto...

Y hoy tengo ganas de gritar...y abro el blog y son mas de 900 días, ya no los cuento, simplemente dejo que cada día que llega sea uno nuevo y diferente, vivo y hago mis cosas y entiendo que la vida ha seguido y por supuesto los procesos también...
pero hoy tengo ganas de llorar, hoy se me revuelve todo y es que cuando te me apareces y te vuelves a ir, yo me quedo aquí, con mi música y con los que estamos aquí.
Y ME HACE FALTA HABLAR CONTIGO...
y aceptar que no estas es también aceptar que te extraño y que he de poner en marcha la magia que habita mi mente, que sostiene mi cuerpo.
y que en mi historia de vida, estas ...
y hay una canción de chavela vargas que dice
“ME QUITARAN DE QUERERTE, PERO DE OLVIDARTE NUNCA”,
porque el habernos despedido con un hasta pronto, hace para mi de cada vez, un hasta pronto, en el que he de esperar hasta que llegues...
y hago yoga y libero toxinas y me voy despertando poco a poco hasta ser mucho, en este cuerpo que a veces se me iba y que ahora con alegría reconozco, cada vez un poco mas, en donde están también tu piel, tu sabor, tu risa y tu voz...

rafael

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21 mai 2006

900 jours

Aujourd’hui cela fait 900 jours que Marc a disparu. Impassible, le compteur de la page web égrène les jours d’absence. On aimerait l’arrêter, mais on ne sait pas comment faire. Le désir, pourtant si fort, ne suffit pas. La volonté, c’est à dire le désir + l’effort, non plus. La combinaison gagnante pour essayer de retrouver Marc comporte un élément supplémentaire, l'implication. Pas la nôtre, qui est entière. Mais celle de la justice et des pouvoirs publics qui, seuls, ont les moyens d’intervenir pour débloquer la situation. Hélas pour nous, cette implication n’existe qu’à l’état de parole. Elle ne se traduit guère par des actes. Aujourd'hui, on attend toujours le retour des commissions rogatoires internationales émises à destination du Brésil et du Pérou, en juillet dernier. Presque un an - et ce n'est pas fini - pour un coup de tampon. La honte sur eux. Mais la honte aussi sur le gouvernement français incapable d'obtenir ce coup de tampon. On l'a vu plus efficace, dans des contextes plus difficiles, lorsqu'il s'agissait de récupérer des otages en Irak. Mais Marc n'a pas de journaux derrière lui ni "Reporters sans frontières" pour afficher son portrait place de la République. Alors la République s'en fout. Nous pas. On ne va pas les lâcher. La disparition de Marc Beltra va devenir le cauchemar de Douste-Blazy comme elle est le nôtre depuis 900 jours.
Première piqûre de rappel, le 19 juin. Ce jour là aura lieu un concert d’espoir et de soutien à la Boule noire, à Paris. Autour de Clarika et de Jean Jacques Nyssen, auteurs de la chanson « Marco », une dizaine d’artistes viendront chanter pour Marc. Très prochainement, nous communiquerons plus précisément sur cette soirée. Mais d’ores et déjà, les Parisiens motivés, retenez cette date et venez soutenir Marc par votre présence. Merci d’avance.

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24 avril 2006

Bouffon du Roi

Aujourd’hui, Stéphane Bern recevait dans son émission sur France Inter, Jean Francois Copé. Etait invitée également, Clarika. Parmi les deux chansons qu’elle devait interpréter, Clarika a choisi de chanter « Marco. ». Son engagement à nos côtés reste entier et chaque fois qu’elle a l’occasion de chanter cette chanson, elle le fait. Qu’elle en soit remerciée, à nouveau, ici. Avant d’interpréter « Marco », Clarika a eu quelques mots d’introduction pour resituer cette chanson dans son contexte et rappeler la situation d’attente désespérée qui est la nôtre. Après les applaudissements de rigueur qui ont suivi la fin de la chanson, le ministre n’a fait aucun commentaire. Il avait probablement décidé de mettre en application sa dernière profession de foi « Promis, j’arrête la langue de bois ». On ne peut que se réjouir de cette décision. Malheureusement, dans le cas qui nous préoccupe, ce silence est désespérant. Si Jean François Copé n’a fait aucun commentaire, c’est qu’il n’avait rien à dire. Et s’il n’avait rien à dire, c’est que, probablement, il n’avait jamais entendu le nom de Marc. Et quand on est porte-parole du Gouvernement depuis 2002 et qu’on a jamais entendu parler de Marc Beltra, cela signifie que son nom n’a jamais été évoqué en Conseil des ministres. Encore une preuve de toute l’attention que le Gouvernement porte au cas de Marc. Bouffons.

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26 mars 2006

Motivés

Pratiquement un mois que nous n’avons rien écrit sur ce blog. Un mois de silence à l’unisson de ce qui se passe sur le dossier de Marc. Rien ou presque. Il y a deux semaines, nous recevions un coup de téléphone d’un conseiller du quai d’Orsay. Il nous informait que Douste-Blazy avait parlé de Marc à son homologue brésilien. Non pas en l’appelant comme il s’était engagé à le faire lors de notre voyage à Bogota. Non, il a préféré attendre que son agenda de ministre lui en donne l’occasion. Ce fut le cas à la fin du mois de février, lors de la Conférence sur les financements innovants pour le développement – vous savez, la fameuse taxe sur les billets d’avion – à laquelle assistait Celso Amorim, le ministre brésilien des relations extérieures. A la fin d’un dîner, Douste-Blazy lui a glissé quelques mots sur le dossier de Marc. Il faut croire que le ministre brésilien est intervenu puisque le juge chargé de notre dossier a été convié à l’ambassade du Brésil à Paris. En attendant, la passivité du gouvernement nous a coûté un mois dans le traitement du dossier de Marc. Et pourtant, un conseiller du Quai n’hésitait pas à m’écrire, il y a quelques semaines: « On fait le max. Croyez nous. Nous sommes motivés ». On n’ose penser ce qu’il en serait si ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, cela fait 845 jours que l’on est sans nouvelles de Marc.

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28 février 2006

L'union fait la force

Encore une fois, les faits sont venus corroborer ce vieux proverbe. Quand Chirac, de Villepin, Douste-Blazy et Sarkozy oublient leurs querelles pour mettre tout leur poids dans la balance, ça paie. Il a fallu deux jours pour que des inspecteurs de la Brigade criminelle obtiennent l'autorisation de se rendre en Côte d'ivoire dans le cadre de l'horrible affaire Ilan Halimi. Nous, cela fait 14 mois que nous attendons et un mois que Douste-Blazy nous a promis d'intervenir. Toujours sans résultat.

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Précisions

Dans beaucoup de messages de sympathie qui nous parviennent, je constate un malentendu que je voudrais éclaircir ici.
Marc a disparu dans des circonstances que nous ignorons complètement. La seule chose dont nous pouvons être à peu près sûrs, c’est qu’il a disparu sur le Javari, affluent de l’Amazone qui sert de frontière naturelle entre le Brésil et le Pérou. Cette zone n’est pas une zone où les FARC sont présentes. Interrogées par les représentants français en Colombie au début de la disparition de Marc, les FARC avaient nié le détenir. Les autorités françaises nous avaient dit, toutefois, qu’il ne fallait pas prendre leur parole pour argent comptant. Des expériences précédentes avaient montré que les FARC savaient également manier l’arme du mensonge quand cela servait leur intérêt. D’autre part, selon un témoignage Marc aurait été aperçu dans un village occupé par les FARC dans la région du Putumayo, autre affluent de l’Amazone, situé plus au nord que le Javari, qui sert de frontière naturelle entre le Pérou et la Colombie. Les FARC sont présentes dans cette région du Putumayo. Marc a très bien pu être enlevé par des criminels et revendu aux FARC, scénario fréquent en Colombie. A ce jour, cette piste reste une hypothèse qui n’a jamais été vérifiée.

Ceci dit, que les FARC détiennent ou non Marc, ce n’en sont pas moins des ordures. Quel exemple peut on pendre de gens qui tirent la majorité de leurs ressources du narco-trafic ? Quel type de régime peut on attendre de gens qui détiennent arbitrairement et pendant des années des centaines d’innocents ? Que penser de « révolutionnaires » qui n’hésitent pas à abattre comme des chiens ceux qui tentent de retrouver leur liberté ? De quel côté est le fascisme ? Jusqu’à preuve du contraire la Colombie est une démocratie. Les combats politiques du 21ème siècle doivent être menés avec les armes de la démocratie. Il y en a marre de la violence et du sang pour défendre des idées. Pourquoi les FARC n’abandonnent-elles pas leur pseudo-combat révolutionnaire et ne créent-elles pas un parti politique pour défendre leurs idéaux ?  Pourquoi n’essaient-elles pas de renverser par le vote le régime soit-disant fasciste et corrompu d’Uribe ? Probablement parce qu’elles redoutent la sanction des urnes et du « prolétariat » qui n’aspire qu à vivre en paix. Ingrid Bétancourt, quoiqu’on puisse en penser, a choisi la voix des élections pour défendre ses idées. Et malgré son faible score elle a continué son combat. C’est tout à son honneur. Se réclamer de Che Guevara – comme le font les FARC - dans leur combat contre le pouvoir colombien actuel est une imposture. La Colombie d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la Bolivie de la fin des années soixante. Le Che, comme Mahomet, doit se retourner dans sa tombe devant les exactions commises par ceux qui se réclament de son nom.

PS: Petite dépêche pour Julio, datant de ce jour:


Colombie: les FARC tuent 8 conseillers municipaux ( AP, mardi 28 février 2006, 4h16)
BOGOTA, Colombie (AP) - Des rebelles lourdement armés ont fait irruption lundi dans un hôtel du sud de la Colombie et ont tué huit conseillers municipaux lors d'une réunion des responsables locaux, selon les autorités.

 

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26 février 2006

Merci à tous

Merci d'abord à Clarika, notre ambassadrice de charme. Merci à tous ceux qui, grâce à elle, découvre l'histoire de Marc et témoignent sur ce blog de leur sympathie et de leur solidarité.
A ce jour, toujours pas de nouvelles. Nous avons relancé un conseiller de Douste-Blazy. Il nous a répondu: "On fait le max. Croyez nous. Nous sommes motivés." Il ne nous reste plus qu'à continuer à attendre. Simple question d'habitude...

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12 février 2006

Quinze jours après

Aucune nouvelle du quai d'Orsay, deux semaines après notre voyage express à Bogota. Bien sûr, il y a eu la victoire du Hamas, le nucléaire iranien, l'affaire des caricatures, ... Autant d'évènements qui ont sans doute largement accaparé Douste-Blazy. Pas de place dans son agenda de ministre pour s'entretenir au téléphone avec son homologue brésilien au sujet de cette CRI en attente. J'ai donc relançé par mail, vendredi dernier, un de ses conseillers. Il m'a immédiatement répondu qu'il faisait "le nécessaire dès lundi afin que notre poste relance les autorités brésiliennes". Autrement dit, il n'est plus question de coup de téléphone de ministre à ministre, mais d'une intervention de notre ambassade à Brasilia auprès des autorités brésiliennes. Ce n'est pas ce qui avait été promis. Il y a longtemps que notre ambassade aurait dû intervenir pour obtenir le débloquage de cette CRI. Mais, mieux vaut tard que jamais. Nous espérons aujourd'hui que notre représentation à Brasilia obtiendra, rapidement, un résultat positif . Sinon, nous reviendrons, rapidement, vers le ministre en personne.

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29 janvier 2006

Paris – Bogota A/R

Les choses bougent. Le ministère des affaires étrangères semble décidé, en ce début d’année, à prendre en compte le cas de Marc. En effet, nous avons été invités par le ministre à l’accompagner lors de son déplacement à Bogota le 26 janvier dernier. L’objectif de ce voyage était d’améliorer les relations franco-colombiennes, altérées par les tentatives unilatérales de la France pour obtenir la libération d’Ingrid Bétancourt. Les différentes initiatives prises par la France ont fini par agacer Alvaro Uribe. Apparemment, la rencontre entre les deux hommes s’est bien passée, le président colombien ayant donné son soutien au projet de négociation avec les Farc, mené conjointement par la France, la Suisse et l’Espagne. Au programme du ministre, il y avait également une rencontre avec les familles de sequestrés. Outre la mère et le mari d’Ingrid, il y avait la mère de Clara Rojas, Monsieur Duvaltier et sa fille ainsi que deux représentantes des familles de sequestrés. Le cercle des sequestrés avait été élargis aux disparus puisque je représentai la famille de Marc. En fin de journée, dans son discours devant des représentants de la communauté française, le ministre a renouvelé son engagement à retrouver rapidement Ingrid Bétancourt, Aïda Duvaltier et Marc Beltra. Une Française debout à côté de moi s’est demandée à haute voix qui était Marc Beltra… En attendant de reprendre l’avion pour Paris, j’ai pu avoir un entretien avec Douste-Blazy. Je lui ai dit que nous étions toujours bloqué par le non retour de la commission rogatoire internationale émise à destination du Brésil. Il m’a assuré qu’il allait intervenir auprès de son homologue brésilien avec lequel il entretenait d’excellentes relations. A suivre donc, avec à la clef, l’espoir de voir les policiers de la Brigade criminelle pouvoir enfin repartir sur place continuer leur enquête. Dans quinze jours, si la situation ne s'est toujours pas débloquée, nous remonterons au créneau.

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