C’est par cette citation d’Héraclite que Douste Blazy a conclu ses vœux à la presse le 11 janvier dernier. Rien à dire. Pour une fois, nous sommes d’accord. Ca fait plus de deux ans que nous avons fait notre cette maxime.
Auparavant, le ministre avait évoqué Marc parmi « les cas douloureux sur lesquels le ministère travaille avec détermination et avec conviction » (sic): « Je continuerai de me battre aussi, soyez en certains, pour qu'Ingrid Betancourt retrouve sa liberté en Colombie. Je n'oublie pas non plus tous ces Français disparus ou emprisonnés pour lesquels j'entends me mobiliser, qu'il s'agisse de Céline Henry au Népal, de Marc Beltra en Colombie, de Christophe Beck au Venezuela ou encore de Michaël Blanc en Indonésie ». C’est la première fois, depuis la disparition de Marc que le ministère des affaires étrangères évoque de lui-même, sans répondre à une question de journaliste ou de député, le cas de Marc. Preuve que la médiatisation de sa disparition que nous avons entreprise depuis quelques semaines commence à porter ses fruits. Mais nous savons qu’il nous faut continuer à nous battre pour éviter que ces vœux n’engagent, comme les promesses électorales, que ceux qui les entendent. Il faut que les actes suivent. Cela va faire bientôt huit mois que le juge chargé de l’instruction a émis les commissions rogatoires internationales à destination de la Colombie, du Pérou et du Brésil. Officieusement, la Colombie et le Pérou auraient donné leur accord. Le Brésil traine des pieds. Que fait concrètement le ministère des affaires étrangères pour obtenir enfin cette dernière autorisation  qui permettrait aux enquêteurs de la police judiciaire de retourner sur place continuer leur travail ? Nous l’ignorons. Contrairement aux allégations du ministère dans son point de presse du 4 janvier, reproduit ci-dessous, nous n’avons aucune relation avec lui.

(La France est accusée d'avoir oublié le Français Marc Beltra disparu il y a plus de deux ans en Colombie. Quelles sont les mesures prises actuellement pour le retrouver ?)
Depuis la disparition de M.Marc Beltra, fin 2003, dans une région de Colombie frontalière du Brésil et du Pérou, le ministère des Affaires étrangères a fait et continue de faire tout ce qui est possible pour retrouver la trace de ce jeune coopérant français.
Toutes les pistes permettant de faire la lumière sur la disparition de notre compatriote sont explorées, notamment par notre ambassade à Bogota, en liaison avec les autorités locales colombiennes, la justice française et la famille de M. Beltra.
De même, nos attachés de sécurité intérieure à Brasilia et Lima sont en contact étroit avec les équipes d'investigation des polices des Etats concernés. Les recherches n'ont, jusqu'à maintenant, apporté aucune information susceptible d'expliquer la disparition de notre compatriote.
Un juge d'instruction a été désigné par la justice française pour mener l'enquête.
Le ministère des Affaires étrangères reste entièrement mobilisé./.

A suivre.