Aujourd’hui cela fait 900 jours que Marc a disparu. Impassible, le compteur de la page web égrène les jours d’absence. On aimerait l’arrêter, mais on ne sait pas comment faire. Le désir, pourtant si fort, ne suffit pas. La volonté, c’est à dire le désir + l’effort, non plus. La combinaison gagnante pour essayer de retrouver Marc comporte un élément supplémentaire, l'implication. Pas la nôtre, qui est entière. Mais celle de la justice et des pouvoirs publics qui, seuls, ont les moyens d’intervenir pour débloquer la situation. Hélas pour nous, cette implication n’existe qu’à l’état de parole. Elle ne se traduit guère par des actes. Aujourd'hui, on attend toujours le retour des commissions rogatoires internationales émises à destination du Brésil et du Pérou, en juillet dernier. Presque un an - et ce n'est pas fini - pour un coup de tampon. La honte sur eux. Mais la honte aussi sur le gouvernement français incapable d'obtenir ce coup de tampon. On l'a vu plus efficace, dans des contextes plus difficiles, lorsqu'il s'agissait de récupérer des otages en Irak. Mais Marc n'a pas de journaux derrière lui ni "Reporters sans frontières" pour afficher son portrait place de la République. Alors la République s'en fout. Nous pas. On ne va pas les lâcher. La disparition de Marc Beltra va devenir le cauchemar de Douste-Blazy comme elle est le nôtre depuis 900 jours.
Première piqûre de rappel, le 19 juin. Ce jour là aura lieu un concert d’espoir et de soutien à la Boule noire, à Paris. Autour de Clarika et de Jean Jacques Nyssen, auteurs de la chanson « Marco », une dizaine d’artistes viendront chanter pour Marc. Très prochainement, nous communiquerons plus précisément sur cette soirée. Mais d’ores et déjà, les Parisiens motivés, retenez cette date et venez soutenir Marc par votre présence. Merci d’avance.